Ma maladie est-elle couverte par une assurance voyage standard ?

Publié le 20/12/2025
Assurance voyage

N'attendez plus, choisissez une assurance qui vous ressemble

On vous assure que vous êtes assurable !

Comprendre les limites des assurances voyage standard

Partir en voyage avec une maladie chronique ou un antécédent médical soulève une question cruciale : une assurance voyage standard couvre-t-elle les problèmes de santé liés à ma maladie ? La réponse est souvent non, ou seulement sous certaines conditions strictes. Les assurances voyage classiques excluent généralement les pathologies préexistantes, sauf si elles sont déclarées et acceptées par l’assureur, parfois moyennant une surprime.

Dans cet article, nous explorerons les sujets suivant :

  • Ce que couvre (et ne couvre pas) une assurance voyage standard ;
  • Les maladies souvent exclues et pourquoi ;
  • Comment déclarer sa maladie pour obtenir une couverture ;
  • Les alternatives ;
  • Les pièges à éviter (fausses déclarations, délais de carence) ;
  • Des exemples concrets pour différentes pathologies.

Que couvre une assurance voyage standard ?

Une assurance voyage standard propose généralement cinq garanties principales :

1. Annulation

Remboursement des frais si vous annulez pour un motif valable (ex : décès d’un proche, accident). Jusqu’à 100 % des frais de voyage.

2. Rapatriement sanitaire

Prise en charge des frais de transport médical vers la France.

→ Jusqu’à 150 000 €

3. Frais médicaux

Remboursement des soins à l’étranger (consultations, hospitalisations).

→ Jusqu’à 1 million d’euros

4. Bagages

Indemnisation en cas de perte ou vol de bagages.

→ Jusqu’à 1 500 €

5. Responsabilité civile

Couverture des dommages causés à autrui.

→ Jusqu’à 5 millions d’euros

Problème : Ces garanties n’incluent pas les maladies préexistantes. Par exemple, si vous êtes diabétique et que vous faites une hypoglycémie sévère à l’étranger, les frais médicaux ne seront pas couverts si vous n’avez pas déclaré votre diabète au préalable à l’assurance.

Les exclusions courantes pour les maladies préexistantes

Définition d’une "maladie préexistante"

Une maladie est considérée comme préexistante si elle répond à l’un de ces critères :

  • Elle a été diagnostiquée avant la souscription du contrat ;
  • Elle nécessite un traitement ou un suivi médical régulier ;
  • Elle peut s’aggraver pendant le voyage (ex : insuffisance cardiaque, épilepsie).

Exemples de maladies souvent exclues :

  • Diabète ;
  • Cancer (sauf en rémission depuis plus de 5 ans) ;
  • Maladies cardiovasculaires (infarctus, AVC) ;
  • Troubles psychiques (dépression, bipolarité) ;
  • Maladies auto-immunes (sclérose en plaques, lupus) ;
  • Insuffisance rénale ou hépatique ;
  • VIH.

À savoir : Même une maladie stabilisée (ex : hypertension contrôlée) peut être exclue si elle n’est pas déclarée.

Pourquoi ces exclusions ?

Les assureurs considèrent les maladies préexistantes comme un risque aggravé :

  • Coût élevé : Les soins à l’étranger pour une maladie chronique peuvent coûter plusieurs milliers d’euros (ex : 5 000 € pour une hospitalisation aux États-Unis).
  • Risque de sinistre : Une personne atteinte d’une maladie a statistiquement plus de chances de nécessiter des soins pendant son voyage.

Exemple concret : Un voyageur atteint d’asthme sévère non déclaré fait une crise à l’étranger. Son assurance refuse de prendre en charge les frais d’hospitalisation, car l’asthme est une maladie préexistante.

Les clauses types des contrats standard

Voici des extraits de conditions générales d’assurances voyage classiques :

"Ne sont pas couverts les frais médicaux liés à une maladie ou affection préexistante non déclarée à la souscription."

"Les maladies chroniques ou les affections en cours de traitement au moment de la souscription sont exclues."

"Les complications de maladies préexistantes non stabilisées ne sont pas prises en charge."

Conséquence : Si vous omettez de déclarer votre maladie, l’assureur peut refuser de vous indemniser, même en cas d’urgence.

Comment déclarer sa maladie pour obtenir une couverture ?

Remplir un questionnaire médical

La plupart des assureurs proposent un questionnaire de santé pour les voyages de plus de 3 mois ou pour les personnes de plus de 65 ans. Vous devez y indiquer :

  • Vos antécédents médicaux (maladies, hospitalisations) ;
  • Vos traitements en cours ;
  • Vos derniers bilans (ex : glycémie pour les diabétiques, bilan cardiaque).

Exemple de questions :

  • "Avez-vous été hospitalisé au cours des 12 derniers mois ?"
  • "Prenez-vous un traitement pour une maladie chronique ?"
  • "Avez-vous une affection en cours (cancer, maladie cardiaque, etc.) ?"

Fournir un certificat médical

Pour les maladies graves (cancer, insuffisance cardiaque), l’assureur peut demander :

  • Un certificat de votre médecin attestant que votre maladie est stabilisée ;
  • Un bilan récent (ex : électrocardiogramme pour une maladie cardiaque) ;
  • Une lettre d’aptitude au voyage.

Modèle de certificat médical : "Je soussigné, Dr [Nom], certifie que [Nom du patient], atteint de [maladie], est apte à voyager du [date] au [date]. Son traitement est stable et ne contre-indique pas le voyage."

Accepter une surprime ou des exclusions partielles

Si votre maladie est acceptée, l’assureur peut :

  • Appliquer une surprime (ex : +50 % pour un diabète insulinodépendant) ;
  • Exclure certaines garanties (ex : couverture limitée à 10 000 € pour les frais médicaux) ;
  • Imposer un délai de carence (ex : pas de couverture les 3 premiers mois).

Exemple : Un voyageur sous dialyse paie une surprime de 200 € pour un voyage d’une semaine en Europe, avec une couverture limitée aux urgences.

Que se passe-t-il si je ne déclare pas ma maladie ?

Refus de prise en charge

Si vous omettez de déclarer une maladie et que vous avez besoin de soins à l’étranger, l’assureur peut :

  • Refuser de rembourser les frais médicaux ;
  • Annuler votre contrat pour fausse déclaration ;
  • Vous facturer les frais de rapatriement (jusqu’à 50 000 € pour un rapatriement sanitaire).

Exemple : Un touriste atteint d’une maladie cardiaque non déclarée fait un infarctus en Espagne. Son assurance refuse de payer les 20 000 € d’hospitalisation, et sa famille doit avancer les frais.

Risque juridique

En cas de fausse déclaration intentionnelle, vous risquez :

  • Des poursuites pour fraude à l’assurance ;
  • Une inscription au fichier des assurés frauduleux (difficulté à souscrire une assurance à l’avenir).

Article du Code des assurances : "Toute réticence ou fausse déclaration intentionnelle de la part de l’assuré entraîne la nullité du contrat." (Article L113-8)

Personne qui lit une carte

Les alternatives

Souscrire une assurance spécialisée avec Prosper&Co

Certains assureurs partenaires de Prosper&Co proposent des contrats adaptés aux maladies chroniques. Contactez-nous afin de bénéficier des garanties.

Voyager dans l’Union européenne avec la CEAM

La Carte Européenne d’Assurance Maladie (CEAM) permet de bénéficier des soins publics dans les pays de l’UE aux mêmes conditions que les locaux.

Ce qu’elle couvre :

  • Consultations chez un médecin public ;
  • Hospitalisations urgentes ;
  • Médicaments (sur ordonnance).

Ce qu’elle ne couvre pas :

  • Le rapatriement ;
  • Les soins privés ;
  • Les frais d’annulation.

Exemple : Un Français diabétique en voyage en Espagne peut retirer ses insulines en pharmacie avec sa CEAM, mais devra payer une éventuelle hospitalisation privée.

Les pièges à éviter

Penser que la CEAM suffit pour assurer son voyage

La CEAM ne remplace pas une assurance voyage :

  • Elle ne couvre pas le rapatriement (coût moyen : 10 000 €) ;
  • Elle ne rembourse pas les frais d’annulation ;
  • Elle ne fonctionne pas hors UE.

Négliger les délais de carence

Certaines assurances imposent un délai de carence (période sans couverture) pour les maladies préexistantes :

  • Exemple : Une assurance peut refuser de couvrir un AVC dans les 6 premiers mois du contrat.

Que faire ?

  • Souscrire au moins 6 mois avant le départ ;
  • Demander une levée de carence par écrit ;
  • Se faire accompagner par Prosper&Co.

Oublier les traductions des documents médicaux

Si vous voyagez hors UE, vos ordonnances et certificats doivent être traduits en anglais (ou dans la langue locale).

Coût : Comptez 20 à 50 € pour une traduction assermentée.

Exemple : Un voyageur épileptique aux États-Unis doit présenter une ordonnance traduite pour ses médicaments, sous peine de confiscation à la douane.

Choisir une destination à risque sans couverture adaptée

Certains pays ont des coûts médicaux exorbitants (ex : États-Unis, Japon) ou des infrastructures limitées (ex : Afrique subsaharienne).

Destinations à éviter sans assurance adaptée :

  • États-Unis : Une journée d’hospitalisation coûte 10 000 $ en moyenne ;
  • Pays en guerre ou instables : Difficulté à obtenir des soins de qualité.

Alternative : Privilégiez les pays avec des accords de réciprocité (ex : Québec pour les Français).

Des cas concrets, que faire selon ma maladie ?

Exemple 1 : Le diabète de type 1

  • Problème : Risque d’hypoglycémie ou de complications liées à l’insuline.
  • Solution :
    • Déclarer son diabète et fournir un bilan d’hémoglobine glyquée (preuve d’un bon équilibre) ;
    • Souscrire une assurance spécialisée (Prosper&Co) ;
    • Emporter un certificat médical + ordonnance traduite ;
    • Prévoir un glucomètre de secours.

Exemple 2 : Un cancer en rémission

  • Problème : Refus des assurances standard si le cancer date de moins de 5 ans.
  • Solution :
    • Fournir un certificat d’oncologue attestant de la rémission ;
    • Souscrire via une assurance spécialisée comme Prosper&Co ;
    • Éviter les destinations isolées.

Exemple 3 : Une maladie cardiaque (infarctus antérieur)

  • Problème : Risque de récidive à l’étranger.
  • Solution :
    • Fournir un bilan cardiaque récent (échocardiogramme, test d’effort) ;
    • Choisir une assurance avec couverture rapatriement incluse ;
    • Éviter les vols longs sans escale.

Exemple 4 : Dépression ou trouble anxieux

  • Problème : Les maladies psychiques sont souvent exclues.
  • Solution :
    • Déclarer son traitement (antidépresseurs, thérapie) ;
    • Souscrire une assurance sans exclusion psychique avec Prosper&Co ;
    • Emporter une lettre du psychiatre.

Conclusion : Une couverture adaptée est indispensable

Voyager avec une maladie préexistante n’est pas impossible, mais cela nécessite :

  • Une déclaration honnête de votre état de santé ;
  • Un certificat médical prouvant la stabilité de votre maladie ;
  • Une assurance spécialisée (ou une alternative via une association) ;
  • Une préparation rigoureuse (documents traduits, trousse médicale).

En résumé :

  • Une assurance standard ne couvre pas les maladies préexistantes sauf si elles sont déclarées et acceptées ;
  • Les alternatives existent comme avec Prosper&Co ;
  • Ne cachez jamais votre maladie : le risque financier et juridique est trop élevé.

Prosper & Co

Prosper & Co est le nom commercial de C109 SAS enregistré au RCS de PARIS sous le numéro 894 945 443. C109 est enregistré auprès de l'ORIAS en tant que Courtier en Assurance et réassurance sous le numéro 21008053.